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Les faïenciers élaboraient leur pâte à l’aide d’argile locale.
Cette argile, dont les carrières se situaient aux alentours immédiats de la ville, devait être lavée et décantée, et subissait l’opération de «pourrissage» pour éliminer les déchets organiques fins et la rendre plus homogène.
Les premières faïences ont été moulées au XVIIIe siècle sur des pièces d’orfèvrerie.
Nécessaire à la production en série d’un même modèle, le moule reste un outil indispensable.
Léon Sagy artisan, Léon Sagy (ci-dessus) inventera vers 1925 une nouvelle technique de faïence jaspée : les terres flammées
La vie dans les sociétés rurales traditionnelles s’oriente naturellement vers l’utilisation des ressources végétales : cueillette de salades sauvages et des plantes curatives, quête ludique de baies contre la soif ou recherche d’accessoires domestiques naturels.
Le terme de «vaudois» est appliqué aux disciples de Vaudès, ou Valdès. Ce riche marchand lyonnais décide vers 1170 de se faire pauvre et de prêcher l’évangile traduit en langage populaire, en l’appliquant à la lettre. Refusant le serment, le mensonge, la peine de mort et la richesse, les vaudois sont déclarés hérétiques en 1214, pour leur négation du purgatoire. Dès lors, pourchassés et clandestins, ils se dispersent en Europe. En France, ils se fixent en Dauphiné et dans le Luberon. Ralliés à la Réforme en 1532, après la rupture de Luther avec Rome, ils subiront les pires persécutions.
Le Luberon offre tous les plaisirs de la table. Pourquoi ne pas pousser cet art de vivre jusqu’à déguster ses spécialités dans de la faïence d’Apt, dont ce service est représentatif ? Il a été modelé par Jean Faucon, le dernier artisan aptésien à perpétuer la tradition.